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Ambre Ghisalberti a soutenu avec succès sa thèse de doctorat portant sur l'étude statistique de la position de la reconnexion magnétique à la magnétopause

06 oct. 2026
Ambre Ghisalberti a soutenu avec succès sa thèse de doctorat portant sur l'étude statistique de la position de la reconnexion magnétique à la magnétopause

Félicitations à Ambre Ghisalberti qui a soutenu avec succès sa thèse intitulée "Etude statistique de la position de la reconnexion magnétique à la magnétopause"

  • Résumé
    • La reconnexion magnétique constitue le principal mécanisme de couplage entre la magnétosphère terrestre et le vent solaire, à l'origine de la couche frontière entre ces deux plasmas. L’efficacité du processus dépend de la localisation de la ligne X, où se déroule la reconnection. En raison de sa nature intrinsèquement multi-échelle, la position de la reconnection, et sa variation en fonction des propriétés du milieu interplanétaire, restent à ce jour mal comprises. Plusieurs modèles prédisent la position de la ligne X mais leur validation reste soit parcellaire lorsqu'elle s'appuie sur des mesures satellitaires locales, soit dépendante de simulations numériques magnétohydrodynamiques globales au réalisme limité et particulièrement lourdes en temps de calcul. La principale difficulté avant cette thèse résidait dans une incapacité à cartographier la magnétopause à l’échelle globale à partir des seules données in-situ.
    • Cette thèse apporte de nouvelles contraintes observationnelles à la position de la ligne X. Notre méthodologie repose sur le fait que la reconnection altère fortement l’écoulement, autrement axisymétrique, du plasma autour de la magnétopause, en créant une divergence du plasma accéléré de part et d'autre de la ligne X. Le travail de cette thèse repose en premier lieu sur la conception et la mise en oeuvre d'une méthode innovante basée sur l'apprentissage statistique permettant d'extraire et de traiter automatiquement l'ensemble des traversées de cette couche frontière enregistrées sur deux décennies par
      les missions multi-satellites Cluster, THEMIS et MMS. La reconstruction d’une cartographie globale de l'écoulement sur la face jour de la magnétopause permet d'inférer où se trouve la ligne X en localisant la divergence de l'écoulement, et ce de manière paramétrée par l'orientation de l'IMF et du dipôle terrestre.
    • Enfin, une comparaison systématique entre les prédictions de différents modèles, les résultats de simulations globales magnétohydrodynamiques, et nos résultats empiriques nous permet de mieux discerner les mécanismes physiques gouvernant la localisation de la reconnection. Il semblerait notamment que nos résultats indiquent que la ligne X se positionne spontanément de manière à maximiser le taux de reconnexion total. Un travail de réflexion est mené pour apporter les nuances nécessaires quant aux limites méthodologiques et techniques de nos résultats.
  • Date et lieu de soutenance
    • Mercredi 30 Septembre 2026 à 13h30 
    • Amphithéâtre 10-02 - Bâtiment BEM, École polytechnique, Palaiseau
  • Composition du jury
    • Aurélie Marchaudon, Directrice de recherche, Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie : Préseidente du jury
    • Christian Jacquey, Astronome, Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie : Rapporteur
    • Matthieu Kretzschmar, Professeur, Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace : Rapporteur
    • Clara Froment, Chargée de recherche, Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace : Examinatrice
    • Tai Phan, Senior Researcher, University of California, Berkeley, Space Sciences Lab : Examinateur
    • Nicolas Aunai, Directeur de recherche, Laboratoire de Physique des Plasmas : Directeur de thèse
    • Benoît Lavraud, Directeur de recherche, Laboratoire d’Astrophysique de, Bordeaux : Directeur de thèse